“N'y entrez pas après minuit...”
La grille rouillée grince lugubrement. Le manoir se dresse devant vous, immense masse sombre contre le ciel nocturne. Une seule fenêtre, tout là-haut, est éclairée par une lueur vacillante.
Vous êtes à l'intérieur. L'air est glacé et sent la poussière ancienne. Des portraits aux yeux éteints semblent vous suivre du regard. Un escalier majestueux monte, et des portes s'ouvrent vers la cuisine et le sous-sol.
Des couteaux rouillés pendent au mur. Une odeur de viande avariée vous prend à la gorge. Sur une étagère, vous apercevez une vieille boîte.
Une longue table est dressée pour douze convives. La nourriture est pourrie, couverte de moisissures. Une chaise est renversée.
Des milliers de livres. L'atmosphère ici est étonnamment calme, presque apaisante. Un feu semble avoir brûlé dans la cheminée récemment.
Attenante à la bibliothèque, la serre est envahie par une végétation morte... qui semble bouger quand vous ne la regardez pas. Il y a une clé par terre.
Vous revenez vers le hall. La porte du sous-sol est maintenant entrouverte. Un courant d'air froid en remonte. Vous entendez... un bourdonnement.
C'est humide. Au fond, un vieux générateur semble encore fonctionnel, relié à des câbles de fortune.
À l'étage. Un lit à baldaquin trône au centre. Il a l'air propre, contrairement au reste.
Le long couloir mène au grenier. Les murs semblent se resserrer. Vous entendez des chuchotements derrière vous.
Une porte latérale. Un grand miroir fêlé au dessus du lavabo. L'eau goutte. Ploc... Ploc...
Vous y êtes. La lumière de la fenêtre venait d'ici. Une poupée de porcelaine est assise sur une chaise, face au mur. Elle tient une bougie... éteinte.
L'AUBE APPROCHE
Vous grimpez sur le toit par une lucarne. L'air frais vous gifle le visage. Mais quelque chose vous agrippe la cheville.